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Faire ses légumes d’hiver au potager, la production de son alimentation de façon autonome, ça fait rêver beaucoup de monde.

Nombreux sont ceux qui pensent que ce rêve est complètement hors réalité. Et pourtant …

Les plus gros soucis sous nos latitudes (nous habitons en Belgique) sont les intempéries et le vent, en particulier durant la saison hivernale et au début du printemps.

Cette année, nous avons décidé de tester une solution simplissime pour palier à ces problèmes : un châssis froid fait maison, pas cher, facile à monter et à déplacer. Et en plus, il a une hauteur plus grande que les châssis traditionnels de maraichers, ce qui nous a permis d’y repiquer des légumes plus imposants comme les choux.

On vous explique. C’est parti !

Le châssis froid, c’est quoi ?

le chassi froid Dutch Light A mon sens, le chasis froid est LE moyen le plus facile pour parvenir à produire ses légumes d’hiver au potager, et tout ça sans un cout trop important.

A l’origine, les maraichers parisiens avaient découvert que si on place les légumes sous une couche de protection, ceux-ci résistaient beaucoup plus facilement aux caprices de la météo.

Un châssis froid est une protection des cultures, non chauffée, et laissant passer la lumière de façon optimum.

Une serre est donc un grand châssis froid. Mais il existe bien d’autres variantes.

Dans son livre “Des légumes en hiver”, E. Coleman explique qu’en plaçant les légumes sous une protection, on repousse la limite de culture des légumes d’une région climatique plus au sud.

 

Très schématiquement :

Sous une protection, on peut cultiver en Belgique les même légumes que dans le sud de la France.

Dans le sud de la France, sous protection, on peut cultiver les fruits et légumes du nord de l’Afrique.

Etc..

Les croyances limitantes concernant la production des légumes d’hiver au potager

Si comme moi, vous vous posez mille questions sur la technique et le coût de ce type de réalisation, voilà de quoi vous rassurer.

Je croyais qu’un châssis couterait très cher (en temps et en finance) et qu’en plus, il fallait absolument posséder des connaissances universitaires pour parvenir à faire pousser des légumes en hiver.

Et bien non ! Ca ne coute pas cher. Ca peut aller très vite à construire, et il ne faut quasiment rien connaitre question technique de jardinage.

Pour 5 m x 1 m de châssis froid (2 châssis de 2.5mX1m accolés l’un à l’autre), cela m’a couté exactement 211 euros. Moins cher si vous récupérez de vieux châssis dans un chantier.

Plus précisément :

  • 25 euros de paille, que nous réutiliserons après la mauvaise saison, pour compost, couverture de sol, pour les poules, …
  • 186 euros de matériel qui pourra servir à nouveau les années suivantes.

Temps de montage : 15 min.

Je suis nul en bricolage : besoin d’aide pour faire un châssis froid en 5 minutes

 

Si, comme moi, vous êtes du style à planter les clous dans vos doigts ou à monter une étagère qui s’écroule sitôt le premier livre posé, rassurez vous.

 

 

Matériel  pour un châssis de 2.5mx1m   :

  • 1 plaque transparente de 2.5m x 1m qui sert de toit
  • 1 plaque transparente de 2.5m x 0.5m pour la face sud du châssis
  • 5 ballots de paille de 50 cm x 25 cm.

Il suffit de disposer les 5 ballots de paille en U. L’ouverture du U se situe au sud. Et le côté fermé du U isolera les légumes du nord (l’avantage d’un ballot de paille est qu’il isole parfaitement du froid).

 

Posez la plaque transparente de 2.5m x 1m par dessus.

L’autre plaque de 2.5m x 0.5 m sera disposée sur le coté de l’ouverture du U de façon à laisser passer la lumière du côté sud.

Lestez les panneaux pour que ceux-ci restent en place malgré le vent.

Il n’y a plus qu’à semer vos légumes d’hiver su une couche de compost et de fermer votre châssis.

Les variantes du châssis froid

Cette construction sommaire en ballots de paille fonctionne à merveille, mais il existe de nombreuses variantes :

 

La serre froide est en quelque sorte un châssis géant, beaucoup plus cher évidement. Nous avons une serre froide. Mais en utilisant les châssis froids, l’avantage est qu’on peut réserver la place dans la serre uniquement pour les légumes vraiment hauts comme les tomates, les pieds grimpants, … Plus la peine de gaspiller l’ espace de la serre pour des salades, des choux, des radis, … L’inconvénient de la serre par rapport aux châssis est qu’elle n’est pas déplaçable. La rotation de culture est plus délicate à gérer pour ne pas épuiser le sol.

 

Le châssis de maraicher dit le “Dutch Light “ est un équivalent en bois.  Il est plus cher et difficile à fabriquer mais plus permanent. Cependant, sa hauteur est moindre que le châssis en ballots de paille. Ok donc pour les radis, salades, jeunes pousses de carottes, betteraves, … mais pas pour les choux ou les pieds de bette par exemple …

Le tunnel plastique remplit la même fonction que le châssis froid. Il est nettement moins solide. Vous serez chanceux s’il passe plus d’une saison. Et le plastique, nous, on n’aime pas. Ca finit dans les incinérateurs ou dans l’estomac des poissons …

La cloche en verre ou en plastique, moins de surface cultivable que les autres solutions. Fragile. Autant recycler vos culs de bouteille en PVC que d’acheter ça.

 

Le voile d’hivernage. Nous avons testé cette année. C’est pas cher et les légumes ont été bien protégés. C’est moins pratique que les châssis quand il faut récolter. Les voiles abîmés en fin d’hiver font beaucoup de déchets.

 

Que cultiver sous châssis froid ?

Maintenant que notre châssis est construit, il ne reste plus qu’à semer ou repiquer

Voici une micro liste de ce qui est facilement envisageable pour débuter :

  • A semer :  cresson alénois,radis d’hiver,radis de 18 jours, mâche , clayonne de cuba, mizuna, épinards,moutardes épinards, choux chinois, carottes hatives
  • Pour le repiquage : choux d’hiver, chou cabus, bettes, betteraves, …

Pour cette année, nous avons repiqué des choux (alternance de choux rouges, choux cabus, … sur deux rangées). Puis nous avons étalé du compost vert sur toute la surface au pied des choux. 1 à 2 semaines plus tard, nous avons semé des radis et du cresson alénois.

Y a plus qu’à attendre et regarder pousser les légumes d’hiver au potager…

En attendant, partagez cet article et, s’il vous a plu, dites-le nous dans les commentaires


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