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potager en permaculture : comment le réaliser ?

Le potager en permaculture est un saint graal que beaucoup de personnes rêvent de cultiver : un potager abondant et plein de vie, ne demandant que peu ou pas de travail, fournissant à la fois à manger, des matériaux de construction, de quoi se chauffer, et un abri pour la faune environnante.

Pour arriver à réaliser tout ces objectifs, pas de secrets, il faut analyser, designer, planifier et mettre en place des systèmes à la fois simples (un parterre cultivé) mais aussi complexes par leur inter connectivité (emplacement du parterre, fertilité, productivité, combinaisons des plantes,…).

Il existe des outils très puissants pour parvenir à vos fins et réussir l’impossible : créer un jardin d’Eden…. C’est parti pour une plongée dans la création d’un potager en permaculture.

Pourquoi faire un design de son jardin en permaculture ?

On pourrait légitimement se poser la question du pourquoi ? A quoi bon s’embêter ?

Pourquoi faire si compliqué ? Pourquoi faire des plans, pourquoi analyser ? Pourquoi planifier ?

Si on pourrait être tenté au premier abord à foncer tête baissée dans un projet en se disant : on verra bien….advienne que pourra…… vous imaginez que ce n’est sans doute pas la meilleure solution…

C’est même le meilleur moyen pour échouer dans vos productions et s’en remettre aux bons vieux pesticides et à l’industrie pétrochimique qui se frottera les mains quand vous viendrez acheter ses bons légumes au glyphoschmurtz….Designer, c’est éviter les soucis sur le long terme, augmenter les productions, économiser du temps et de l’énergie.

Si on designe un projet, c’est justement pour qu’il soit humainement réalisable…

Les avantages du design d’un potager en permaculture :

Permet d’économiser du temps : ne pas refaire 10 fois les mêmes choses

Réaliser une butte en bottes de paille, c’est super 🙂

Réaliser qu’elle n’est pas au bon endroit, c’est moins super 🙁

On ne se rend pas compte de l’énergie nécessaire à certaines structures, à la réalisation d’un parterre de fleur ou d’une bande potagère.

Si ces structures ne sont pas au bon endroit, il vous faudra les déplacer, et donc recommencer, recommencer, recommencer. Pour une butte de culture, on parle d’une tonne et demi de terre à déplacer pour un mètre de longueur….Faites les calculs. Et dites merci à votre designer au lieu de votre ostéopathe quand vous aurez économisé 300 brouettes de terre à déplacer.

Permet d’économiser de l’argent

Planter un arbre, planter une haie et tout voir mourir. Faire une mare, et la voir détruite par les rats, semer des graines de votre prairie et ne rien voir pousser du tout parce que les plantes ne sont pas adaptées…

Telle est la réalité d’un potager non étudié, dans lequel les plans et le design n’ont pas été correctement planifiés.

Cela n’a l’air de rien, mais un arbre coûte entre 10 et 25 euros en moyenne. Si vos arbres ne sont pas adaptés au terrain, au climat, à l’exposition… vous perdez de l’argent….

En planifiant et en désignant votre projet avec précision, il est possible d’économiser sur de nombreuses choses comme :

  • le coût des fertilisants
  • les plantations
  • les graines pour vos poules
  • l’eau
  • la chaleur

Permet de garder sa motivation

Sur le long terme, disposer de plans et d’une vision claire et précise de votre projet permet de se focaliser sur les étapes qui ont déjà été réalisées, de contempler l’avancement et de visualiser ce qui vous reste à faire.

Sans cela, on erre dans le néant, on jardine au hasard, et un jour, on perd sa motivation.

Permet de réaliser des choses que l’on n’aurait pas imaginées

Voici quelques questions auxquelles il est difficile de répondre si on ne réalise pas une étude de projet poussée et bien documentée. C’est souvent par l’interaction entre plusieurs éléments que l’on peut résoudre les problèmes liés à ces questions… Le placement précis de ces éléments sur un plan est la clef de la résolution de tous ces soucis.

  • Comment économiser les grains pour mes poules ?
  • Comment réguler les ravageurs ?
  • Comment planter en strates végétales et produire plus ?
  • Comment cultiver lorsque je n’ai pas d’espace ?
  • Comment récolter l’eau et l’utiliser passivement ?
  • Comment amener l’eau dans une zone sèche de mon terrain ?
  • Que faire d’une zone inondable ?
  • Comment utiliser les microclimats ?
  • Comment se protéger des pesticides du champ voisin ?
  • Comment purifier l’eau présente dans mon terrain ?
  • Comment produire des fruits exotiques ?
  • Que faire si je manque de temps ?

Toutes ces questions trouvent leurs solutions dans un design. On arrive parfois à des résultats incroyables en organisant précisément les idées.

On plante plus densément, on accumule les réserves d’eau là où on ne l’aurait pas imaginé, on améliore la vie des animaux, on constate que la vie explose, et surtout, on est bien plus heureux lorsqu’on constate que tout cela fonctionne au-delà de nos espérances…

Potager en permaculture : définir vos besoins

Avant de rêver à votre futur projet, il est bon de savoir exactement de quoi vous avez besoin. Cette étape qui peut paraitre complètement anodine, est en fait l’un des pilier majeur de la réussite de votre projet….

Rien ne sert de rêver à un jardin potager immense si vous n’en avez pas le temps, ou l’utilité…

Par exemple, on ne réalise souvent pas le potentiel d’un terrain d’un hectare. Beaucoup de jardins ou de terrains sont disproportionnés en regard de l’usage qui en est fait : immenses pelouses, 3 ou quatre arbres fruitiers, 1 ou 2 moutons… alors que cela pourrait être des milliers d’arbres, d’arbustes, des points d’eau, etc … Seulement, tout cela a un coût en temps et en argent (Et oui, ce n’est pas parce que c’est de la permaculture que l’implantation des infrastructures se fait toute seule …).

En revanche, si vous comptez produire beaucoup voire arriver à l’autonomie alimentaire, il est fondamental de savoir si vous avez réellement la surface nécessaire.

Quel type de besoins ? Élargir vos perceptions

Concernant le potager en permaculture, il peut y avoir de nombreux besoins ou de nombreuses envies auxquels on n’avait pas forcément pensés.

J’en profite pour faire une petite parenthèse sur le mot permaculture pour vous aider à ouvrir les possibilités : dites vous qu’avec tout ça, j’en perds ma culture….

Voici une liste non exhaustives de quelques besoins que vous pourriez inclure ou supprimer de votre projet…

  • production de légumes
  • production de fruits
  • production de vie (oiseaux, batraciens, insectes, champignons, mammifères, etc…)
  • production de senteurs (fleurs, fruits)
  • bien être (personnel ou de vos voisins)
  • envie de partage (amis, écoles, blog)
  • envie de protéger l’environnement (refuge pour la faune)
  • meilleure gestion de l’eau (stockage, filtration, canalisation)
  • production de combustibles (bois, pailles, rameaux)
  • production de fertilité (engrais verts, bois, fientes d’animaux)
  • production de nectars (pour les abeilles solitaires, vos ruches, ou celles du voisin)
  • production de miel (pour vous ou les autres)
  • Gestion des déchets ménagers (compost)
  • Envie d’enseigner (le jardinage ou autre)
  • production de matériaux de construction (argile, bois, paille)

Chaque point peut être détaillé plus précisément.

Par exemple, pour la production de légumes : quelle quantité ? Une partie de l’année ou toute l’année ? En annuelles ou en vivaces ? Des variétés rares ou uniquement des salades ? Par quel moyen écouler les productions ? etc..etc….

Observer

Après avoir défini vos besoins, il vous faut récolter des données sur votre environnement.

Ces données vous serviront plus tard à analyser vos besoins et ainsi décider si votre projet est viable, ou de voir comment compenser telle ou telle tare dans votre installation afin de réaliser l’un de vos besoins…

On observera donc :

  • le terrain
  • le sol
  • l’exposition
  • les vents
  • les courbes de niveau
  • les précipitations
  • le budget
  • les structures présentes sur place
  • les plantes présentes sur place
  • les chemins
  • les alentours
  • la faune
  • les microclimats
  • les limites
  • la main d’oeuvre
  • les outils disponibles (machines, communautés existantes)
  • les demandes environnantes

Analyser votre projet de potager en permaculture

C’est ici que nous allons compiler les besoins avec la réalité du terrain.

Quel élément peut remplir l’une des fonctions dont nous aurions besoin ?

Quel élément n’est pas présent dans notre système pour produire l’un de nos besoin ? Quel élément est déjà présent ?

Que faut il ajouter , supprimer , améliorer ? Que faut il laisser sans y toucher ?

Comment combiner chacun des éléments que nous allons placer dans notre système afin qu’il soient interconnectés ?

On nomme cette étape, de façon plus précise, l’analyse besoin/produit.

Quel besoin est couvert par l’un de nos produits ?

Par ex : les poules produisent des œufs (que l’on mange) et des fientes (qui créent donc de la fertilité) mais les poules ont également besoin de se nourrir. Quel autre élément de notre système pourrait nourrir nos poules ?

On va donc ainsi procéder élément par élément pour combiner, attacher, détacher, déplacer l’ensemble de nos concepts au sein du jardin potager en permaculture afin de former un tout cohérent…

Il faut bien comprendre une différence MAJEURE par rapport au jardinage traditionnel, on va aller beaucoup plus loin dans l’idée de TOUT COHÉRENT dans un potager en permaculture que dans un potager classique…

Designer votre potager en permaculture : comment densifier vos cultures

plan de cadastre d'un potager en permaculture

On démarre toujours d’un plan existant de votre implantation.

Un plan de cadastre est l’idéal…

Placez vos structures et vos plantations pérennes (arbres et buissons ) sur le plan en respectant bien l’échelle de chaque élément.

plan potager en permaculture gallaix belgique

Grace à cette étape, il est possible de densifier très fortement toutes vos installations/plantations d’arbres en jouant aux legos écolos 🙂

Commencez par dessiner votre plan sur papier millimétré, et par la suite, pourquoi ne pas passer à une modélisation 3d pour une idée plus concrète de votre projet…

plan 3d potager en permaculture

Planifier vos installations : la clef de la réussite

Cette étape est cruciale, surtout si vous partez de 0.

Elle sert notamment à ne pas s’engager dans des missions impossibles à réaliser et à garder sa motivation dans la réalisation du projet…

Inutile de vouloir tout faire en même temps…c’est la meilleure façon d’abandonner…

On commencera typiquement par réaliser les terrassements, puis placer les zones de premières nécessités (nourricières), ensuite les arbres, ensuite les structures plus complexes et non amovibles (buttes éventuelles, IBC, clôtures)…

Dans cette étape de la planification se trouve aussi la planification de vos semis annuels, que semer, et quand semer ?

La planification de vos tailles de fruitiers …. la planification de vos récoltes, etc.. etc…

On peut également planifier la construction de vos connaissances… par ex : dans 3 ans, je connais TOUT sur la tomate… ou sur la culture des champignons en botte de paille…

Installer

installer un potager en permaculture

Plus qu’à mettre la main à la patte et creuser (si si on creuse aussi en permaculture), installer le paillage , planter, semer, raccorder, etc.. etc…

Cette étape va de paire avec la planification bien entendu. Vu l’ampleur de certains projets permaculturels, certaines installations peuvent prendre des années. Le temps nécessaire à vos installation est d’ailleurs inversément proportionnel à votre rendement au tout début de votre mise en place. Avec le temps, les courbes s’inversent.

Petit truc pour vos installations : pour les projets les plus chronophages, n’hésitez pas à ramener vos amis dans la réalisation de certaines structures plus contraignantes.

paillage permaculture

Avec la planification, c’est facile de savoir qui appeler et quand appeler.

L’abondance c’est aussi les autres et leur bonne volonté…

Entretenir le potager en permaculture

Une fois votre potager installé et en plein régime de fonctionnement, il ne vous restera plus qu’à l’entretenir.

Plus vous devrez entretenir de plantes vivaces comestibles, et moins vous devrez travailler pour manger. C’est pour le moins paradoxal, mais une plante pérenne ou vivace qui s’entretient quelques minutes par an est beaucoup plus intéressante sur le long terme en ratio temps passé / récolte obtenue qu’une plante annuelle.

Retenez ceci : une plante annuelle produira généralement beaucoup en peu de temps, mais demandera beaucoup de travail pour pousser et produire sa récolte.

Une plante pérenne demandera un peu de temps à ses débuts (semis, plantation ou bouturage) mais quasiment aucun temps par la suite pour produire sa récolte (une simple taille) ….

Si votre potager en permaculture vous demandera toujours un minimum d’entretien (entretien proportionnel à la taille du projet), le rendement sera néabmoins multiplié par 3 ou 4, voire plus (si on a bien optimisé toutes les étapes précédentes…) qu’un potager traditionnel.

Cela vous a-t-il donné envie de faire designer votre potager en permaculture ? Dites le moi dans les commentaires…

potager en permaculture : comment le réaliser ?


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